Immersion
Le saviez-vous ?
Anecdotes étonnantes, chiffres clés et bons réflexes pour regarder la Méditerranée autrement.
Curiosités du littoral
La mer est pleine de surprises
Saviez-vous que le poulpe possède trois cœurs, que le sable abrite une vie foisonnante ou que les pêcheurs professionnels sont à l’origine de la réserve ? Découvrez les petites histoires qui racontent le grand équilibre du littoral palavasien.
5
grands thèmes
40
faits à découvrir
Sous la surface
Les espèces marines
Des capacités étonnantes se cachent derrière les écailles, les coquilles et les tentacules.
Le corb commun
Sciaena umbra
Le nom « corb » est inspiré de son étonnante capacité à émettre des croassements similaires à ceux des corbeaux.
La tortue caouanne
Caretta caretta
Elle fait nettoyer sa carapace par des poissons ou des crevettes, qui se nourrissent des algues, peaux mortes et parasites qui s’y incrustent. C’est un exemple de mutualisme : chacun bénéficie de la relation.
La daurade royale
Sparus aurata
La daurade est un poisson hermaphrodite protandre : elle naît mâle et devient femelle vers l’âge de trois ans.
Le mérou brun
Epinephelus marginatus
Le mérou est hermaphrodite protogyne : il devient d’abord femelle, puis peut devenir mâle en vieillissant. Presque disparu de Méditerranée, il a fait son retour dans les eaux françaises grâce aux réserves marines.
La gorgone blanche
Eunicella singularis
Elle vit en colonie, constituée de milliers de polypes. Leurs petits tentacules capturent les particules organiques de l’eau, puis les nutriments sont redistribués à toute la colonie.
Le Grand Dauphin
Tursiops truncatus
Les dauphins sont très bavards. Chaque groupe, appelé « pod », utilise des cris et des sifflements uniques pour communiquer et reconnaître ses membres.
Le poulpe commun
Octopus vulgaris
Le poulpe possède huit bras, trois cœurs, un cerveau central et un ganglion nerveux dans chaque bras. Son sang est bleu grâce à l’hémocyanine et ses bras peuvent repousser après avoir été coupés.
La seiche commune
Sepia officinalis
Pour s’échapper, elle libère un nuage d’encre noire qui dissimule sa fuite. Autrefois, cette encre était utilisée pour imprimer des photos.
La Grande Nacre
Pinna nobilis
Elle vit plantée dans le sable, immobile et face au courant, afin de filtrer l’eau et d’absorber directement ses nutriments.
L’ormeau
Haliotis tuberculata
C’est un animal très fragile : la moindre blessure peut lui être fatale. Il ne faut surtout pas le toucher, d’autant qu’il supporte mal le réchauffement de l’eau.
La Doris tachetée mauve
Felimida luteorosea
Ses couleurs vives jouent un rôle majeur dans sa survie : elles dissuadent les prédateurs, qui la pensent toxique.
La méduse œuf au plat
Cotylorhiza tuberculata
Elle est souvent accompagnée de petits poissons, notamment des bogues ou des sérioles, qui s’abritent sous son ombrelle ou parmi ses tentacules.
Le crabe bleu
Originaire d’Amérique, ce redoutable prédateur est une espèce exotique envahissante. Il menace la biodiversité locale et endommage les filets de pêche ; développer sa pêche et sa consommation aide à limiter sa prolifération.
Entre ciel et mer
Les oiseaux du littoral
Sur les plages, les étangs et au large, chaque espèce a développé sa propre stratégie.
Le flamant rose
Phoenicopterus roseus
Sa couleur provient de petits crustacés, eux-mêmes colorés par une micro-algue riche en bêta-carotène qui se développe dans les eaux très salées et chaudes.
La sterne naine
Sternula albifrons
Elle niche en colonie dans un petit creux directement dans le sable. Ses œufs sont donc très vulnérables aux prédateurs et au piétinement involontaire.
Le grand cormoran
Phalacrocorax carbo
Son plumage n’est pas imperméable. Après une plongée, on peut l’observer posé en hauteur, ailes écartées, pour faire sécher ses plumes.
La mouette rieuse
Larus ridibundus
Au printemps, sa tête se couvre d’un masque sombre. En hiver, elle redevient blanche avec une petite tache noire derrière l’œil. Elle est plus petite que le goéland.
Le goéland leucophée
Larus michahellis
Plus grand que la mouette, avec un bec jaune, il est peu farouche et peut tenter de voler un morceau de notre goûter.
Le pingouin torda
Alca torda
Ce pingouin adore le thon. Certains pêcheurs observent sa présence en mer pour repérer les endroits où se trouvent les poissons.
Un territoire vivant
Les habitats naturels
De la dune aux fonds rocheux, chaque milieu joue un rôle essentiel dans l’équilibre du littoral.
L’étang
Certains hippocampes se reproduisent dans les lagunes et les étangs. Chez eux, c’est le mâle qui porte les œufs dans son ventre.
La dune
L’oyat s’implante profondément dans le sable. Grâce à ses racines, cette plante contribue à stabiliser et à maintenir la dune.
Les fonds sableux et rocheux
Le sable n’est pas vide : palourdes, couteaux et poissons plats s’y cachent pour dormir ou pour chasser.
L’herbier de posidonie
La posidonie est menacée par les ancres des bateaux et la pêche illégale. Ces activités humaines arracheraient environ 200 000 pousses par heure sur les côtes méditerranéennes.
Le coralligène
Cet habitat n’existe qu’en Méditerranée. Comparable aux récifs coralliens tropicaux, il constitue un trésor écologique unique au monde.
La colonne d’eau
La Méditerranée atteint en moyenne 1 500 mètres de profondeur. Pourtant, la lumière disparaît au-delà d’environ 200 mètres.
Comprendre pour agir
Les usages et les pressions
Quelques chiffres et réflexes permettent de mesurer notre impact et de mieux protéger la mer.
Un mégot, des centaines de litres d’eau
Un seul mégot peut polluer entre 500 et 1 000 litres d’eau. Il contient des substances toxiques et du plastique non biodégradable.
La plongée responsable
Les espèces marines sont sensibles aux bactéries terrestres. Les toucher peut leur transmettre des bactéries potentiellement fatales : en plongée, on observe sans contact.
Les Aires Marines Protégées
La France compte 565 aires marines protégées, réparties en métropole et en outre-mer.
Le réchauffement climatique
La Méditerranée se réchauffe rapidement. Certaines projections estiment que sa température pourrait atteindre localement 29 °C d’ici 2050.
Déclarer certaines prises
Les prises de dorades roses et de dorades coryphènes doivent être déclarées dans les 24 heures, notamment avec les applications RecFishing ou CatchMachine.
Les déchets plastiques
85 % des déchets retrouvés en mer et sur les plages sont d’origine plastique. Sur le littoral, 15 % d’entre eux proviennent de plastiques à usage unique.
La crème solaire
Chaque été, des tonnes de crème solaire se retrouvent dans l’eau. Cette pollution peut contribuer au blanchissement et à la mort des coraux.
Le braconnage
Entre 30 et 40 infractions seraient constatées chaque été à l’intérieur de la Réserve Marine de la Côte Palavasienne.
Le trafic maritime
Le son se propage environ quatre fois plus vite dans l’eau que dans l’air, ce qui amplifie l’impact du bruit des activités maritimes sur la faune.
Celles et ceux qui protègent
Les métiers et les engagements
La protection de la réserve repose sur des compétences variées et sur l’engagement de tout un territoire.
Le citoyen
De nombreuses associations de protection de la mer ont vu le jour grâce à l’engagement citoyen.
Le pêcheur de petit métier
Ce sont les pêcheurs professionnels qui ont créé la Réserve Marine de la Côte Palavasienne afin de protéger leur lieu de travail.
L’écogarde
Il compte les bateaux qui s’approchent de la réserve. Chaque été, environ 300 bateaux sont repérés dans la zone.
La plongeuse
À proximité de la réserve se trouve un site accessible en plongée : le rocher de Cousança.
La scientifique
Dans la réserve, les plongées scientifiques autorisées permettent d’observer les poissons et de vérifier l’efficacité des mesures de protection.
La gestionnaire
Son métier a plusieurs facettes : gestion administrative, surveillance de la zone et sensibilisation du public à la protection de la mer.
À votre tour d’agir
Mieux connaître la mer,
c’est déjà la protéger.
Observez sans toucher, gardez vos déchets avec vous et partagez ces découvertes autour de vous.


